8 POINTS CLÉS À CONNAITRE POUR RÉUSSIR SON PROJET DE rÉnovation PERFORMANTE

Dans l’habitat traditionnel, des moyens efficaces et de bon sens étaient utilisés pour profiter de l’ensoleillement (bénéficier des calories l’hiver et éviter les surchauffes l’été) et pour se protéger des vents dominants :

– bâtiments compacts, souvent protégés au nord par des annexes,
– ouvertures principales orientées au sud et ouvertures réduites au nord (sauf exception),
– arbres et bosquets à feuillage caduque à proximité des habitations (ombrage l’été / soleil l’hiver).

Mais ces principes sont très souvent délaissés dans les constructions contemporaines : implantation au milieu de la parcelle, conception architecturale éclatée, baies vitrées surdimensionnées et mal orientées, chauffage inadapté…

La sensation d’inconfort apparaît lorsque l’écart de température entre le rayonnement des parois du bâtiment et l’air intérieur est supérieur à 3°C. Un choix opportun de matériau, une bonne isolation permettent d’éviter ce phénomène et de réduire le besoin de chauffage.

Le choix des matériaux de construction et d’isolation est important à plusieurs titres :

– La résistance thermique d’un matériau représente l’aptitude de celui-ci à ralentir la propagation de l’énergie qui le traverse.

– La densité du matériau est aussi intéressante pour l’inertie thermique qu’elle confère au bâtiment. Les matériaux à forte densité, comme la laine de bois par exemple, ont la faculté d’accumuler la chaleur et de la restituer avec un déphasage plus important dans le temps qu’un isolant traditionnel.

Les ponts thermiques sont une source de déperditions importante. Ce sont des fuites dans l’isolation. Ils se situent généralement aux points de jonction des différentes parties de la construction, là où l’isolation fait défaut : nez de plancher, linteaux à la périphérie des ouvertures…

Les ponts thermiques doivent faire l’objet d’une attention particulière lors de la conception ou de la rénovation car ils sont à l’origine des zones froides dans la maison et sont donc sources d’inconfort. 

Ils peuvent également engendrer des dégradations insidieuses sur le bâtiment comme la condensation, l’apparition de moisissures ou le décollement des revêtements intérieurs.

De tous les composants de l’enveloppe du bâtiment, la fenêtres est sans doute l’élément le plus critique en raison de sa complexité.

Les fenêtres permettent de profiter du soleil (chauffage gratuit) et du paysage mais elles dégradent le bilan thermique de la maison en laissant la chaleur entrer l’été et sortir de l’hiver. C’est la paroi la moins performante de l’enveloppe. 

Une surface excessive de baies vitrées peut engendrer une surchauffe du bâtiment en été et un sentiment de paroi froide en hiver. Il est généralement recommandé de ne pas dépasser 15 à 20 % de la surface habitable pour limiter ce risque.

Dans un bâtiment étanche et bien isolé, les apports internes suffisent à augmenter la température de confort de 3 à 5°C.

Les défauts d’étanchéité à l’air sont souvent rencontrés au niveau des fenêtres, du passage des câbles et des évacuations. Dans une maison classique, ces fuites peuvent générer un grand gaspillage d’énergie. On va chercher à la traiter au niveau de la maçonnerie plus que sur le parement de finition. 

La gestion de l’humidité dans le bâtiment ancien est très importante. La réhabilitation des bâtiments anciens exige quelques précautions de conception de l’enveloppe étanche pour ne pas faire barrière à l’humidité présente dans les murs. Un mauvais choix technique peut engendrer des sinistres importants dans le temps. Il faut s’assurer que les murs puissent évaporer l’humidité, notamment vers l’extérieur : attention aux enduits ciment ou plastique !

La mise en place d’une membrane d’étanchéité à l’air frein vapeur permet de mieux gérer les transferts d’humidité, de protéger l’isolant et d’améliorer la performance de l’isolation. 

La ventilation d’un logement est impérative pour maintenir une ambiance saine. Elle a pour fonction d’évacuer la vapeur d’eau et l’air pollué (ou vicié) par les occupants, la cuisson, les appareils sanitaires et ménagers, les meubles…

Tous les équipements de ventilation mécanique contrôlée (VMC) ne traitent pas le renouvellement d’air avec le même niveau de performance. 

Le paradoxe du bâtiment contemporain : le renouvellement de l’air intérieur représente une part très importante des pertes de calories du bâtiment, compensées par le chauffage. 

Les VMC simple flux hygroréglable et double flux sont les systèmes les plus performants. 

La VMC simple flux hygroréglable permet de moduler les débits d’air extrait en fonction de l’humidité ambiante des pièces.
 
La VMC double flux permet de récupérer les calories de l’air extrait pour réchauffer l’air frais que l’on vient insuffler dans le logement (en remplacement des grilles d’entrées d’air présentes sur les menuiseries dans un système simple flux). Elle offre également la possibilité de faire une sur-ventilation nocturne en été afin de rafraichir la maison.

Si votre chaudière à énergie fossile a plus de 15 ans, vous économiserez de 15 à 40 % sur votre consommation en optant pour un matériel neuf et performant.

Lors de l’installation ou du renouvellement d’un système de chauffage, il est impératif de raisonner en « coût global » pour tenir compte du coût d’acquisition du matériel, des coûts prévisionnels d’utilisation et d’entretien de l’installation sur l’ensemble de la durée de vie du matériel.

Une installation de chauffage est toujours dimensionnée pour répondre aux périodes de froid extrême. Pendant le reste de la période de chauffe, c’est le système de régulation qui a pour fonction d’ajuster la puissance émise.

Différents systèmes peuvent être envisagés. Le choix dépendra de multiples facteurs : isolation du bâtiment, réseau existant, place disponible, utilisation et habitude de vie, mais aussi bien entendu coût d’installation et aides mobilisables.  Le coût de l’énergie est aussi important, mais la différence de facture énergétique ne sera pas significative si la maison est très bien isolée (faibles consommations de chauffage). 

Les énergies renouvelables sont des solutions fiables améliorant l’autonomie énergétique. Elles sont abondantes et inépuisables.

Le solaire : une énergie inépuisable et non polluante

Le chauffe-eau solaire thermique permet de couvrir environ 60% des besoins annuels d’eau chaude sanitaire.

Les capteurs photovoltaïques convertissent directement la lumière du soleil en électricité. Une installation d’environ 12 m² permet de produire 3 000 Watts-crête soit 3 000 kWh/an. Cela permet de couvrir la consommation électrique spécifique* d’un ménage.

*électricité consommée hors cuisson, eau chaude et chauffage

Le bois-énergie : une énergie locale

Il est possible d’installer un appareil :

– un appareil indépendant de type poêle, insert utilisé en appoint de chauffage

– une chaudière manuelle ou automatique utilisée en mode de chauffage principale.